L'ancien contrôleur général de l'AILC, Ousmane Abdéramane Inna-djougourou, a affirmé que l'enquête avait révélé de graves irrégularités dans la gestion et la commercialisation des ressources pétrolières. Le Tchad, dont les exportations sont constituées à environ 90% de pétrole, est classé parmi les pays les plus corrompus au monde, avec un score de 19 à 22 sur l'indice de perception de la corruption de Transparency International au cours de la dernière décennie.

Malgré des engagements internationaux, notamment la ratification de conventions contre la corruption et la mise en place de structures nationales, les résultats restent mitigés. L'AILC, créée en 2023 pour lutter contre la corruption, a vu son indépendance compromise par des liens directs avec la présidence et des manœuvres politiques.

L'interruption des travaux de l'AILC nuit à la crédibilité de l'agence et envoie un signal négatif aux investisseurs étrangers, menaçant la stratégie du pays visant à attirer les investissements, notamment en vue du Forum d'Affaires de Paris prévu le 25 septembre 2026.